« La Photographie, buvard de mots et de rêves » / Article de Fabien Ribery

« Certains jours sont fastueux où vous recevez par la poste la surprise de livres dont vous savez immédiatement que vous allez pouvoir entrer en amitié et dialogue avec eux. Ainsi se présente à vous Fensch, de Claire Jolin (photographies) & Hervé Scialdo (poèmes), publié aux éditions Orange Claire, deuxième titre d’une jeune maison fondée par Claire Jolin et Irène Scacciatella, pariant sur le temps long et l’ellipse pour aborder la richesse de la photographie contemporaine comme un roman foisonnant… » (extrait de « La Photographie, buvard de mot et de rêves », Fabien Ribery sur son blog L’Intervalle

« Fensch » présélectionné par QPN 2018

« Le jury de présélection du Prix QPN – Quinzaine de la Photographie Nantaise – s’est réuni le dimanche 27 mai 2018, composé de 16 membres adhérents de l’association. Voici donc, par ordre alphabétique, les 11 auteurs en présélection : Téo Becher « Tuk Time » http://www.teobecher.be/tuk-time.html Jef Bonifacino « Belarus Legacy » http://www.jefbonifacino.fr/fr/portfolio-62875-0-40-belarus-legacy.html Gaëtan Chevrier « A l’origine » https://gaetanchevrier.com/A-l-origine Isabelle Detournay « La classe A008 » https://www.isabelledetournay.net/la-classe-a008-2013-16 Maitetxu Etcheverria « Voyages insulaires » https://www.maitetxu-etcheverria.com/2755977-voyages-insulaires Gwenola Furic « Prologues » https://gwenola-furic.jimdo.com/recherches/ Julie Hascoët « Murs de l’Atlantique » http://www.experiments.fr/murs/murs-de-latlantique/ Claire Jolin « Fensch » http://www.clairejolin.com/portfolios/anges-photographer-claire-jolin/nous-etions-anges/ Manon Lanjouère « Demande à la poussière » https://manonlanjouere.com/Demande-a-la-poussiere-Text Valentin Russo « Pendant que tu dors » http://www.vrusso.com/whileyoursleeping Dorian Teti « Bâtards » http://dorianteti.com/index.php/batards/ Publié par Quinzaine Photographique …

« Fensch » est disponible chez Tipibookshop

View this post on Instagram Fensch par claire jolin est disponible au Tipibookshop. « Fensch » est une fiction photographique sur la vallée des anges, une vallée sidérurgique au nord de Metz, là où je suis née, où je vis et travaille encore aujourd’hui. C’est un prétexte pour réfléchir sur les images collectives que nous forgeons pour affronter un monde pas toujours facile. J’ai confié mes images à un ami graphiste-poète avec pour mission d’écrire non pas un texte les illustrant mais seulement pour s’en imprégner, libre à lui de créer ce qu’il voulait… »C.J A post shared by Tipi …

Comment la photographie nous aide à matérialiser nos pensées

Pourquoi faut-il imprimer ses images ? L’engouement de la photo argentique révèle sans doute un besoin : celui de créer des preuves que nos pensées, ces objets immatériels, ont bien une existence. On est loin d’un retour en arrière ou d’une nostalgie un peu naïve pour tout ce qui est ancien. Du cerveau à l’objet, l’argentique est devenu un moyen d’expression plus rapide que le numérique pour donner une vie physique à des œuvres de l’esprit. Je pense, j’agis et j’obtiens un objet physique : un négatif. Ce raccourci entre deux réalités, immatérielle et physique, est fascinant. Bien plus fascinant …

« Ineffabilem Codice »

« Ineffabilem Codice » (Code Ineffable), ce sont des images mentales d’une pensée mathématique en construction, un univers onirique rempli de messages cryptés. Une plongée dans un cyberespace, une constellation de champs lexicaux, un ensemble de signes, formes et couleurs appartenant à l’indistinct mais déjà à la vie. Une matrice où les formes latentes de la matière naturelle ou humaine s’organisent autour des prémices d’une idée. De la myriade de lignes désordonnées qui se croisent émerge pourtant une logique fascinante. « Ineffabilem Codice » tente de matérialiser la pensée, un des objets les plus dissimulés de notre réalité. On avance dans cette connaissance par …

« Nous étions anges »

Créer des images pour affronter le monde Enfant, je pensais que le monde n’existait pas, que je l’inventais au fur et à mesure. Dans la toute petite enfance, les pensées-images, réelles, imaginaires et rêvées, ne font qu’un. De cet âge, je garde un souvenir influent et contrasté, mêlé de danger, peur, vide, mais aussi de joie à l’état brut, d’énergie incommensurable… Mais peu à peu les images du monde des adultes ont pris de plus en plus de place jusqu’à recouvrir les miennes. Ce passage vers l’âge de raison est une perte : l’accès aux pensées-images originelles m’échappe définitivement… en …